Wasp Nano de Oumier : L’ultem chinois au rendu impeccable

Wasp Nano By Oumier

Wasp Nano By Oumier
8.4

Qualité de fabrication

8/10

    Conception

    9/10

      Rendu saveurs

      9/10

        Production de vapeur

        9/10

          Facilité de prise en main

          8/10

            Pour

            • Prix très attractif
            • Densité de vapeur et restitution des saveurs très agréables
            • Top cap qui ne chauffe pas
            • Plateau très bien pensé à tous les niveaux (cuve, airflow, réduction de la chambre)
            • Bien fourni en spares

            Contre

            • Joints un peu fins et pas d'un qualité irréprochable
            • Vis de serrage très petites (faciles à égarer)
            • Montage nécessitant de travailler un peu les pattes de ses coils en fil monobrin
            • Peu siffler un peu suivant le placement du coil

            Enfin l’été, son soleil, les vacances, la plage … et ce foutu sable qui ravage littéralement tes sets up en leur donnant l’aspect d’un ratbike de la bande des Crado’s Angels de Pompertuzat.  La question se posait donc de trouver un set up fiable, autonome et peu coûteux que je puisse trimballer un peu partout avec moi cet été. Pour le mod, le choix était vite réglé, la Pico squeeze répondait à tous mes critères. Il me fallait donc lui trouver le parfait compagnon. C’est la Capitaine Fracasse, auteur émérite malheureusement trop rare de ce blog et avant tout grand expert en mods mécas et drippers, qui me trouva la solution :  le Wasp Nano d’Oumier.

            Spécifications

            • Terroir : Chinois
            • Format : diamètre de 22 mm / hauteur 22.50 mm sans drip tip – Top cap intégré au tank
            • 2 Connecteurs 510 (BF et non BF) non ajustables hybridables en acier plaqué or
            • Matériaux : plateau en acier inoxydable (possibilité placage or), tank en ultem
            • Monocoil
            • Airflow ajustable

            Oumier est un des nombreux fabricants chinois de matériel de vape basé à Shenzhen. Mais contrairement à beaucoup de ses concurrents leur production n’est pas pléthorique. Elle se concentre essentiellement sur des atomiseurs (RDA, RTA et RDTA). J’avais eu l’occasion de tester le petit King Monkey RDA, dont j’avais trouvé le rendu plutôt sympa. Les prix pratiqués sont très abordables sans que la qualité en pâtisse de trop, même si on est pas sur du high end. Cette marque est malheureusement très peu distribuée en France. Pour tester leurs produits, il faut souvent se rabattre sur les sites chinois.

            Le principe de conception Wasp Nano est peut être celui qui est le plus à la mode en ce moment. Il reprend le principe qui a fait le succès de l’Hadaly, à savoir, un ato monocoil qui permet une grande diversité de montages et qui dispose d’un plateau de travail suffisamment imposant pour remplir la cloche et obtenir une meilleure restitution des saveurs. Là où les concepteurs de chez Oumier ont été très ingénieux, c’est justement au niveau du deck. Il a été pensé pour maximiser la réserve de liquide, tout en réduisant la cloche remplie à outrance par deux énormes plots. Ce choix s’est peut être fait au détriment de la facilité de montage, mais on est pas non plus sur quelque chose d’insurmontable, les débutants pourront se faire la main sur ce dripper assez facilement.

            Alors certes, on est pas sur du high end. Les joints utilisés ne sont pas forcément de la meilleure qualité, mais j’avoue avoir du mal à lui trouver d’autres défauts. Et même s’il n’est pas high end, cet atomiseur en reprend largement les codes. Au premier coup d’oeil, le top cap fait mouche (ou plutôt frelon – traduction du wasp en français – je sais, c’est laid d’expliquer une vanne surtout aussi pourrie). Ce top cap est conçu dans un des matériaux les plus demandés et utilisés actuellement dans la vape hype, l’ultem. Il existe plusieurs sortes d’ultem et, pour notre Wasp, Oumier a choisi d’utiliser du PEI (diminutif de Polyéthérimide) . Ce PEI diffère des autres types d’ultem par sa souplesse due à l’absence de fibre de verre que l’on peut retrouver dans la composition des autres items de vape en ultem. Il a une très haute résistance à la chaleur (environ 180°C) et une inertie très forte aux dégagement de fumées et aux réactions chimiques. La forme du tank en PEI d’une couleur jaune transparente laisse apercevoir les deux joints noirs de maintien du tank qui lui donne un aspect d’insecte butineur, d’où son nom de Wasp.

            Voilà pour les grandes lignes, penchons nous sur le détail :

            La boite du Wasp Nano RDA est plutôt bien dotée. En plus de l’ato, vous trouverez deux joints de maintien du tank, deux vis pour les plots, une vis de maintien du plot négatif et un pad de coton organique. Vous trouverez également un pin positif pour une utilisation en bottom feeder.
            Un gros plan du Wasp que j’ai choisi avec une base SS plutôt que dorée pour s’harmoniser au mieux avec le ton acier de ma Pico Squeeze. A travers la transparence de l’ultem, on devine le plateau qui se termine au niveau du top cap.  L’airflow se règle en tournant le top cap dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (traduction pour Hobby One : de gauche à droite), sinon on tombe sur les empattements des coils.
            La plateau vu du dessus permet de découvrir les deux énormes plots qui on pour but de remplir au maximum la cloche. On aperçoit aussi eux minuscules vis que je vous conseille de surveiller de près lors des démontage pour ne pas les perdre. La cuve est conséquente et ouverte sous les plots de façon à bénéficier d’un maximum de réserve de liquide. Le pin BF n’est pas le plus ouvert que je connaisse mais fait parfaitement le job.
            Le plateau vu de coté expose un des deux larges airflows de 6 mm de large sur 2 mm de haut. Les plans des airflows sont bien pensés puisque légèrement inclinés vers l’intérieur pour éviter les remontées de liquide en cas de drip ou de squonk trop abondant. On aperçoit également les plots de maintien des coils parfaitement pensés. Ils sont légèrement incurvés pour accepter et maintenir tous les types de fils et sculptés en retrait des plots pour permettre une coupe plus aisée des fils. Les joints sont larges mais peut être pas assez pour assurer parfaitement le maintien de la cloche, mais suffisamment pour que la cloche ne tombe pas si l’on place le set up tête en bas.
            Le plot négatif démonté qui permet de voir l’espace laissé sous les plots pour la réserve de liquide.
            Le dessous du Wasp avec le pin BF plaqué or qui n’est pas le plus ouvert qui soit, mais qui assure parfaitement l’alimentation en liquide du haut du plateau et évite les reflux vers le bas. Vers le bas, on trouve la vis de serrage du plot négatif.
            Un fois la vis du positif otée on aperçoit l’isolant en peek rentré en force. J’ai tenté de sortir le plot positif, sans succès, mais j’avoue ne pas avoir trop forcer de peur de casser l’isolant.
            La cloche en PEI parfaitement travaillée, aucune bulle à signaler dans la structure. Le top cap est intégré directement dans la cloche et permet soit une utilisation tel quel, soit l’adaptation d’un drip tip au format 510. Aucune chauffe à l’utilisation, même en cas de chain-vaping (ma grande spécialité).
            Le top cap est d’une épaisseur suffisante pour donner une bonne impression de solidité. Il est d’uen légèreté telle que l’on ne sent absolument pas le set up dans la poche. La forme en dôme de cloche est parfaite et vient directement se caler au dessus des larges plots ce qui assure un excellent rendu saveur à l’ensemble.
            Pour une utilisation en meca sur la squeeze, j’ai préféré un micro coil bien réactif en Inowire. la facilité de travailler ce fil allié à son rendu saveur exceptionnel se sont clairement imposés pour une utilisation du Wasp sur une grande partie de la journée. 7 tours sur un axe de 2.5 mm avec des pattes un peu longues permettant de réaliser des déports et le tour était joué. Pour placer le coil facilement, il suffit d’inserer une patte après l’autre en maintenant le coil avec un gabarit. Je vous conseille également de placer vos coils légèrement au dessus des arrivées d’air de façon à faciliter le transfert de flux  entre les deux airflows, ceci afin d’éviter tout sifflement.
            Cotonnage au coton bacon V2. On ne le répétera jamais assez le coton ne sert qu’à alimenter le coil, et si l’ato n’a pas tendance à fuir, ce n’est pas la peine de remplir la cuve. On vape du liquide pas du coton.
            Quelques squonks pour remplir la cuve qui permet d’avoir une belle autonomie. On se rend compte sur cette photo, prise après quelques  minutes de rodage, que le liquide s’étale jusqu’au rebord de la cuve et sous les plots.
            La belle réactivité de l’ensemble alimentée par l’Inowire.
            J’ai utilisé pour cette revue ce qui est devenu mon allday depuis plus d’un mois, le diy duo Cassis Framboise de chez Revolute. Un arôme que je trouve tout simplement exceptionnel (ce qui est assez rare chez moi pour du diy). L’équilibre des saveurs est parfait et permet de masquer le gout acre de la nicotine qui vient très souvent altérer les liquides fruités. Mon set up de l’été est enfin prêt et accompagné du parfait liquide.

            Je vous avoue que même si il m’a été conseillé par quelqu’un de particulièrement fiable, j’étais très anxieux d’utiliser ce dripper. J’ai souvent, et même régulièrement, était déçu par la plupart des atomiseurs chinois qui me sont passés par les mains. Entre les contrôle qualités approximatifs, les erreurs grossière de conception et les pièces de piètre qualité, j’étais devenu totalement réfractaire à l’idée d’acheter un atomiseur chinois à bas prix.

            Ce Wasp est vraiment une belle surprise. Il est aérien sans être une vrai manche à air. Son rendu saveur même s’il est légèrement inférieur à celui d’un hadaly (du fait justement qu’il est plus aérien), est vraiment plus que satisfaisant. Le vrai point fort de ce dripper est son rendu de vape dense et onctueux, sur ce point j’ai littéralement été bluffé. Alors, certes, on pourra critiquer la qualité des joints qui paraissent un peu minces pour un maintien efficace dans le temps, mais rien de vraiment dramatiques puisqu’on a tous des boites remplis de joints qui n’ont jamais servis (et en cas d’extrême necessité on se rabattra ici). Ce dripper est particulièrement abordable (entre 20 et 30 € sur les rares sites français qui le commercialisent ou un peu moins de 15$ sur les sites chinois) et je ne comprends absolument pas que si peu de shops fr le commercialisent. On est sur un dripper ultra versatile, utilisable en allday, tant en BF qu’en non BF. Il n’a besoin que d’un petit coil bien réactif pour faire pâlir certaines usines à clouds surcotés du marché par l’épaisseur de sa vape. Et je dois bien vous avouer que le collectionneur effréné de drippers high end saveur que je suis est vraiment tombé sous le charme de ce petit frelon. En fait, il y a de fortes chances que cet été, je ne le lâche que pour des sessions dégustations sur mes atos préférés en soirée. En tout cas, je peux vous assurer que dorénavant, je suivrais avec beaucoup plus d’attention les productions d’Oumier.

            Voilà donc ma revue terminé et il me semble avoir oublié quelque chose … Ah oui ! … Babylons Burning du groupe … W.A.S.P.

            Partager cet article :

            Twitter Facebook Google Plus mail

            Répondre

            Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *