Terk RDA par Vaping AMP : Making clouds great again

Terk RDA by Vaping AMP

Terk RDA by Vaping AMP
87.6

Qualité de fabrication

9/10

    Conception

    9/10

      Rendu saveurs (en même temps il n'est pas trop conçu pour donc choisissez vos juices en conséquence)

      7/10

        Production de vapeur

        10/10

          Facilité de prise en main

          10/10

            Pour

            • Taillé pour l'Inowire 20ga !
            • Le confort des posts
            • Je ne vois plus mon clavier
            • Très bonne visserie

            Contre

            • Quelques projections de juices avec du gros coil kanthal
            • On aurait aimé un AFC
            • Le pin copper arrive dans la cuve, on a donc du cuivre en contact avec le juice
            • On regrette l'absence d'un pin BF, il tête le bestiau
            Terk RDA par Vaping AMP

            Ça faisait un bon moment que nous n’avions pas causé power vaping, il faut dire que les « power vapers » sont parfois des gens un peu susceptibles, peu enclins à l’autodérision, et que la plèbe facebookienne du power vaping francophone… me gave. Dieu merci, ils ne sont pas comme ça partout, et en France comme ailleurs, il existe des passionnés qui dans leur coin, ont une pratique responsable et un peu d’humour. Et bien nous allons aujourd’hui remédier à ce manque avec un dripper d’origine bien américaine, signé Vaping AMP (American Made Product), issu d’une collaboration avec un talentueux builder, Mike Terkildsen, d’où son petit nom, le Terk RDA. C’est Manu, du Dripper Club, un shop spécialisé dans le beau dripper à gros clouds, qui m’a fait découvrir ce monstre et je l’en remercie.

            Spécifications

            • Terroir : USA (Californie)
            • Matériaux : acier inoxydable, delrin (driptop), aluminium (chambre), cuivre (pin)
            • Diamètre : 24mm
            • Dual posts
            • Airflow énormes sans AFC
            • Dual coil only

            Vaping AMP est donc un modeur US qui fait un gros carton depuis quelques mois, ce fut l’un des pionniers du format 24mm, puis 25mm avec le Rig qui s’est largement popularisé, enfin popularisé, ce n’est pas franchement le mot puisqu’on est sur un segment haut de gamme et onéreux, mais qui a donné un second souffle aux tubes mécaniques. Ce format confère aux setups un look plus ramassé, plus compact, et offre divers avantages, on citera notamment pour le dripper une plus grosse cuve, et pour les tubes des switchs très intéressants, souvent assez « virils », avec une grosse surface de contact, et donc des performances intéressantes.

            Vaping AMP a également commis le Roughneck, un dripper hybride taillé pour le Rig, bottom airflow, avec des posts très intéressants qui ravissent les builders. Vous l’aurez compris, on est vraiment chez un modeur qui a fait le choix de signer des créations résolument orientées clouds, que les atrophiés pulmonaires passent leur chemin. Et bien entendu, le Terk reste fidèle à cette orientation, ce n’est donc pas avec lui que vous ferez des économies de juice, ni avec lui que vous conserverez une véranda immaculée, vous ne vous ferez pas de nouveaux amis sur la terrasse du Club Fouquet’s, et vos voisins seront susceptibles de vous swatter. Passés ces quelques détails, vous aurez entre les mains un dripper qui est un plaisir à coiler, qui envoie du très lourd, tout le temps, qui va faire pleurer vos accus (mais ça c’était avant l’Inowire). Attention je vous spoil la fin tout de suite, ce n’est pas un ato à vaper en allday, il est ultra exclusif, je ne doute pas que certains y trouveront leur compte pour une vape quotidienne sur de la mega électro à 200w (j’ai couché un DNA75 à 0.11ohm en 20min… non tuné avec cette mer*&@! windowsienne de Escribe, dont vous trouverez néanmoins de bons tutos ici) ou de la Hexhom, mais en ce qui me concerne, c’est plus un plaisir du weekend pour cramer 20ml de juice en une heure en poussant des clouds indécents, mais si je devais aller demain voir Cypress Hill en concert, c’est bien ce Terk que j’embarquerais pour ridiculiser King Arthur.

            Le Terk démonté, on peut difficilement faire plus simple : un deck, une chambre et un top cap. Simple et efficace.
            Le Terk c’est avant tout des posts très impressionnants qui raviront les builders. La visserie est d’excellente qualité.
            Le format 24mm a cet avantage de proposer des cuves avec une plus grosse capacité que le 22mm, et ça c’est bien pour un atomiseur orienté clouds. Au fond de la cuve on voit que notre positif est tenu par la visse en cuivre du pin. C’est un choix que je trouve discutable, un placage argent aurait été bienvenu.
            Sous notre deck, on découvre le numéro de série, le logo du Terk avec son petit côté Blairwitch Project et le logo de Vaping AMP
            Et voici notre impressionnant top cap qui fait office de driptop
            Attention, vous ne pourrez pas y ajouter un driptip, il est conçu pour vaper tel que.
            Et voici notre chambre, ici en finition gold. avec le logo de Vaping AMP. On notera ce petit effet carbone assez chouette
            Niveau airflow, le terk ne fait pas dans la dentelle, il va falloir le pousser fort si on veut l’exploiter correctement
            Et voici le logo du Terk
            Le format 24mm couplé à son driptop lui donne un look assez ramassé
            Sur un mod en 30mm, sur du 24 ou sur une box, il trouve facilement sa place. Seul impératif : choisir un mod et des accus adaptés à vos montages
            Même si ce n’est pas le montage que je vais montrer ici, sacheez que c’est à l’Inowire que j’ai obtenu les meilleurs résultats sur ce Terk. Mais les valeurs de résistances étaient, comment dire… un peu indécentes.
            Je suis donc parti sur un dual Juggernaut. Ces plots comme le système de serrage des coils sont un régal pour les builds énormes.
            Les plots sont très hauts, il faut donc penser à baisser un peu les coils pour les aligner bien en face des arrivées d’air
            Niveau cotons, je teste pas mal de trucs en ce moment mais il faudrait que j’en fasse un billet complet
            Test à la Quacks légèrement tourbé au Ballechin 2005… un régal 🙂

            Conclusion

            Depuis le Phenotype L, ce Terk est l’ato le plus extrême que j’ai eu entre les mains, c’est peut être aussi l’un des plus exigeants. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas parce que le deck est un bonheur à coiler que c’est un dripper à mettre dans toutes les mains. Son airflow à faire pâlir une manche à air sur la plage de Biscarrosse exige que vous montiez fort en puissance, ou sur un méca, descendre bas, très bas en résistance. Vous n’épargnerez pas vos accus et si vous ne voulez pas indisposer votre entourage, vous terminerez dans un garage en contre jour avec des néons blancs à balancer des vidéos sur Youtube, avec un bon gros son de Buju Banton.

            Le Terk tient ses promesses, c’est un ato à cloud, exclusivement à clouds. Son absence de réglage d’arrivée d’air et son driptop propriétaire sont des choix taillés pour le cloud, j’aime les choix cohérents, ceux là le sont. Un pin cuivre plaqué argent m’aurait semblé un meilleur choix que le cuivre nu qui arrive dans la chambre (avec le souci de l’oxydation), et une chambre SS m’aurait aussi semblé  un meilleur choix que l’aluminium. Cependant, on notera que cette dernière n’a pas de tendance à la chauffe comme on l’a vu sur d’autres atomiseurs. Ce format de 24mm et les généreux airflows n’y sont probablement pas pour rien. Le Terk doit être abordé comme un dragster : le truc qu’on prépare pendant une plombe en prenant plaisir à rouler ses coils sous les aisselles pour rouler 400m, je ne le recommanderai pas comme premier ou seul dripper.

            Notez que l’absence d’AFC peut être compensée par un cotonage adapté pour en « boucher » une partie, et qu’on arrive très facilement à réguler cet airflow si comme moi vous n’avez pas les poumons de Dadhino. Le driptop, très particulier, s’avère au final pas si mal à l’usage même si on aurait apprécié pouvoir y ajouter un driptip pour éviter les projections de juice avec les gros scoubidou coils kanthal. Le format 24 lui octroie de fait une belle cuve mais les plots, assez gros bouffent un peu de capacité, j’espère que Vaping AMP aura la bonne idée de commercialiser un pin BF, ce qui le rendrait pour moi génial avec une bonne box BF 26650 en montage Inowire 20ga.

            Vaping AMP a fait dans l’efficacité mais ultra exclusive, c’est un choix cohérent et respectable et ce Terk ravira les cloud chasers… Le premier qui me parle de Twerk RDA en commentaire, il sort. Passons maintenant au politiquement pas correct. En meca, au dessus de 0.06, c’est poussif, donc, on parle d’une box dual ou triple en parallèle, je ne vous ai volontairement pas mis en avant ces montages. Utilisez le plutôt en électro pour plus de sécurité, une Reuleaux sera un excellent choix pour vous amuser sans prendre trop de risque. En Méca, pensez Inowire avant tout, ou Anarchist Wire, mais svp, ne dry burnez pas ces fils !

            Le Terk s’adresse donc à un public très avertis, il est disponible au Dripper Club pour un peu moins de 90 euros, en finition gold ou black, et si vous aimez pousser du gros nuage, conservez ce shop en bookmark.

             

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