Le dripper de A à Z : les bases, la sécurité, les montages et les optimisations

dangerAttention : l’utilisation d’un dripper (RDA) nécessite des batteries à chimie stable et à forte décharge, adaptées aux montages à basse résistances (en dessous de 1 ohm) et très basse résistances (en dessous de 0.5 ohm). Pour la pratique du subohm et de l’ultra subohm (ULR), un mod adapté est nécessaire, la moindre imperfection, le moindre petit court circuit provoquera des désagréments (arcs électriques, switch qui chauffe…). Pour profiter au mieux d’un dripper en toute sécurité, en plus de bons accus (fuyez tout ce qui se termine en « fire » et n’achetez pas vos accus sur eBay où trainent beaucoup de dangereuses contrefaçons), optez pour une box électro avec un PCB pouvant tenir des résistances à partir de 0.1 ou 0.2 ohm, ou pour une box mécanique avec plusieurs accus montés en parallèle et si possible un mosfet.
Après un montage, testez toujours vos résistances avec un ohmmètre AVANT d’utiliser votre dripper.
Edit 26/01/2015 : La vape sur un dripper ne se cantonne pas exclusivement à la pratique du subohm. En raison des limitations inhérentes à certains (anciens) PCB de mods électros, vous pouvez vous trouver dans l’incapacité de descendre en dessous de 1 ou 1.2 ohm. Dans cette configuration, vous pouvez cependant tout à fait profiter d’un dripper en ajustant votre mod à une puissance qui conviendra au rendu recherché. Toutefois, ce que vous allez lire ci-dessous couvre les usages les plus courants sur ce type d’atomiseur (usage du dripper avec un mod mécanique, une box mécaniques ou un mod ou box électro doté d’un chipset moderne tenant des résistances en dessous d’1 ohm). Oui un dripper fonctionne aussi avec une Ego, comme des clearos fonctionnent sur un méca, mais ce n’est ici pas le propos… En aucun cas ce qui suit n’est une invitation à pratiquer le subohm.

 

 Vaper au dripper ? Pourquoi ?

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Il existe forcément un dripper qui convient à votre vape

Les drippers comptent de plus en plus d’adeptes. Nombre d’entre nous sont séduits par les vertus de ce type d’atomiseur. Les drippers offrent une grosse production de vapeur et un rendu des arômes souvent incomparable avec des atomiseurs de type clearomiseurs ou reconstructibles munis d’un réservoir. L’année 2014 a été très riche et de nombreuses innovations ont fait leur apparition sur ces atomiseurs, redéfinissant ainsi certains standards : des airflow plus gros, placés différemment, des drip tips plus larges, des top caps thermiquement isolés (en delrin ou peek), la démocratisation des dômes sous le top cap pour accentuer le rendu des arômes ou des plots taillés dans la masse, des cuves pour le juice plus profondes, des trous sur les plots plus gros… si les drippers sont les atomiseurs reconstructibles qui évoluent le plus rapidement actuellement, c’est parce qu’il y a un réel engouement pour la vape qu’ils procurent. Par leur facilité de montage, les drippers sont aussi une étape incontournable dans le parcours d’un amateur de vape qui décide de se tourner vers les reconstructibles, ils permettent généralement d’aborder plus sereinement les montages de Genesis et de RTA un peu plus techniques. Les plus confirmés vous diront toujours qu’avoir un dripper sous la main est indispensable, ne serait-ce que pour pouvoir passer d’un liquide à l’autre sans avoir à vider son réservoir. Enfin, un dripper, c’est l’atomiseur idéal pour goûter vos juices quand vous faites vos DiY (e-liquides faits maison).

Pour profiter au mieux de vos drippers, il y a quelques règles intangibles qu’il est recommandé d’observer. Même si nous les évoquons régulièrement ici en vrac au fil des reviews, il m’a semblé intéressant de vous les compiler dans un billet un peu plus complet sur le sujet. Ces règles ne sont évidemment pas parole d’évangile, toutefois, si vous rencontrez un problème de montage, il n’est pas impossible que la solution à votre souci trouve une réponse ci-dessous.

Choisir son dripper en fonction de sa vape

D’une manière générale, évitez les atomiseurs dont autre chose que de l’inox serait en contact avec le liquide et privilégiez des atomiseurs offrant des garanties sur les matériaux utilisés (acier 304 ou 316), résistants à l’oxydation et dénués de métaux lourds.

Ça peut sembler un peu idiot dit comme ça, mais les drippers ne se ressemblent pas tous. Certains sont plus polyvalents que d’autres, et généralement, quand on choisi un dripper, il faut garder en tête le montage avec lequel on souhaite en profiter. Quand on débute, le choix s’avère donc un peu plus compliqué car on ne se rend pas toujours compte de la vape que l’on va apprécier sur ce type d’atomiseur. Au lieu de partir sur un dripper onéreux, essayez par exemple de partir sur 2 ou 3 drippers différents les uns des autres :

  • Un dripper avec des caractéristiques favorisant au maximum le rendu des arômes ;
  • Un dripper axé power vaping (vape à forte puissance, donc basses résistances sur un mécanique ou haute tension sur un électro) ;
  • Un dripper polyvalent offrant une plus importante palette de réglages. Sachez qu’une grosse vapeur et un bon rendu des arômes, c’est de moins en moins incompatible.

Equipé de cette manière, vous ne devriez pas avoir grand mal à trouver le montage qui vous convient le mieux, vous pourrez donc ensuite cibler des drippers haut de gamme sans risquer de passer à côté de votre vape sur un matériel plus cher.

Sachez enfin qu’il n’existe pas de « meilleur dripper », il existe des drippers plus ou moins adaptés à votre vape : vous tirerez probablement plus de plaisir avec un dripper à 25 euros que vous maitrisez sur le bout des doigts correspondant parfaitement à votre vape que sur un dripper à 150 euros ne correspondant pas à votre type de vape et qui sera pour vous un enfer à monter. Ce n’est pas à vous d’adapter votre vape à votre atomiseur, c’est à votre atomiseur de se montrer capable de vous offrir le rendu que vous recherchez.

Entretien et nettoyage d’un dripper

contactAttention, quand vous remontez votre dripper, assurez vous que le pin de contact + dépasse bien du connecteur 510, tout particulièrement si vous avez un mod mécanique avec un top cap hybride sur lequel ce pin + est directement en contact avec l’accu pour éviter tout court circuit.

Un dripper est en général assez simple à entretenir. Dès réception, il est toujours bon de le démonter pour le nettoyer entièrement à grandes eaux et enlever toutes traces éventuelles d’huile de coupe inhérentes à l’usinage des métaux, certains vous arrivent très propres, d’autres très sales, il n’y a pas de règle. Si vous disposez d’un bac à ultrasons, un petit bain de 20 minutes est toujours bon, si vous n’en avez pas, retirez les joints toriques et faites le bouillir démonté, c’est aussi très efficace.

Vérifiez également que toutes les parties percées, principalement sur les plots de contact où vous montez vos coils, ne présente pas en sortie des chutes de métal. Le cas échéant, limez les pour ne pas prendre le risque qu’une chute vous atterrisse dans la gorge ou dans les poumons. Il arrive, même sur des atomiseurs haut de gamme que ce genre de chutes n’aient pas été nettoyées (c’est par exemple le cas sur le Plume Veil).

Un dripper doit être idéalement nettoyé à chaque montage : une brosse à dents et un peu d’huile de coude et le tour est joué en moins de 2 minutes. Si vous vapez très bas, il est possible que votre plot central commence à changer de couleur et vire au bleu puis plus sombre, pas de panique, ce n’est pas du carbone mais l’acier qui se colore à la chaleur.

N’oubliez pas de garder les contacts propres, tout particulièrement si ces derniers sont en laiton ou en cuivre. Un petit coup de buffer à ongles fait des miracles en un clin d’oeil. Evitez le buffer sur un contact avec un plaquage (type cuivre plaqué argent), le buffer enlèverait la couche de plaquage.

Le montage des coils

Plus un fil résistif a un diamètre important, moins ce dernier est résistif. Quand on ajoute une résistance supplémentaire, la valeur de la résistance est divisée par deux. Un montage dual coil avec deux résistances en parallèle d’1 ohm chacune donnera une résistance globale de 0.5 ohm. Pensez à bien faire des résistances de la même valeur pour des montages multicoils, pour que les résistances chauffent de la même manière et boivent le liquide de manière bien uniforme.

Nous partons du principe que vous n’avez pas  pu louper l’avertissement au début de cette page et que vous disposez de très bons accus qui sont capables d’encaisser une décharge continue d’au moins 25A (Sony VTC en voie d’extinction, Vamped, MXJO, Samsung 25R, Efest Purple, MNKE, Keepower…). Sachez que cette valeur est bien plus importante en « pulse », c’est à dire pendant un temps donné (le souci étant que les fabricants de cellules n’indiquent que très rarement les deux valeurs, c’est maintenant le cas sur les Efest Purple), pour exemple, des Samsung 25R sont annoncées pour 20A en continue, 50A pendant 5 secondes et jusqu’à 100A pendant une seconde… ce qui en fait d’excellentes batteries pour l’ULR.

Si vous débutez avec les drippers et que vous n’êtes pas familiarisés avec la vape sur ce type d’atomiseur, si votre mod vous le permet, visez des valeurs de résistances un peu hautes (0.8 ohm), puis descendez (ou montez!) progressivement pour trouver votre sweet spot.

Évitez de dépasser les valeurs de décharge continue de vos accus même si vous n’allez pas tirer des barres de 3 minutes. Vous aurez tout loisir une fois que vous serez familiarisé avec les montages et que vous connaitrez votre matériel sur le bout des doigts d’entrer dans la zone grise, celle de la décharge maximum (en pulse) de vos accus.

Sur un mod mécanique, ne stackez jamais les accus à moins d’être bien conscient de ce que vous faites. Des accus montés en série résultera sur le fait que leur tension (en volt) va s’additionner, en revanche leur capacité de décharge ne va, elle, pas s’additionner. Ainsi deux accus d’une décharge maximale de 40 ampères chargés à 4,2v que l’on aura stacké produiront 8,4v, ce qui nous donne sur un montage d’une résistance totale de 0.8 ohm une puissance de 88 watts, ce qui est déjà vraiment énorme. Sur une box mécanique avec des accus en parallèle, l’ampérage de vos accus s’additionne. Une configuration en parallèle est donc plus appropriée aux basses résistances qu’une configuration en série, et offre plus de sécurité qu’une configuration mono accu pour la pratique du subohm.

Voici pour vous aider un outil en ligne qui vous permettra en un clic

Vous pouvez également utiliser l’excellent outil en ligne de Vapez.fr qui vous propose même de calculer le coefficient de chauffe (puissance par millimètre carré).

L’application mobile (payante)  Microcoil Pro, disponible sur Android ou sur iOS est un excellente trousse à outils.

Vos montages sur un dripper sont principalement conditionnés par 5 paramètres :

  • votre vape : c’est le paramètre le plus important et de lui découle aussi bien le choix du dripper que le montage que vous allez lui destiner ;
  • la place que vous laisse le plateau pour les dimensions de vos coils, notamment leur diamètre (macro ou microcoil) ;
  • le diamètre des trous sur les plots, qui vous permettra d’utiliser un fil résistif plus ou moins gros donc plus ou moins résistif ;
  • la dimension de la chambre ;
  • l’airflow plus ou moins important, réglable ou non ;

Ici, la « règle » s’il devait y en avoir une est que plus l’airflow est important, plus le tirage est aérien, et plus nous aurons tendance à descendre en valeur de résistance. La taille de la chambre conditionne elle aussi les montages que vous allez destiner à un atomiseur, que ce soit pour une contrainte de place dans la chambre que pour une contrainte de température de la vapeur produite quand elle vous arrive en gorge. Si vous aimez la vapeur très chaude, vous aurez tendance à apprécier une chambre très réduite, un airflow pas énorme et une résistance relativement basse. Sur un atomiseur d’un diamètre de 30mm, on aura donc tendance à vaper beaucoup plus bas que sur un atomiseur de 16mm pour obtenir un rendu sensiblement équivalent. Les drippers de 30mm étant de véritables pousses au crime, je vous inviterai à commencer dans un premier temps sur des dripper de 22mm.

Un dual twisted coil
Un dual twisted coil

Partant de ces contraintes, il existe mille et unes manières de monter ses coils : avec des spires collées les unes aux autres ou non, avec des diamètres et une surface de chauffe plus ou moins importante, en twistant plusieurs brins… lâchez vous, il y a de véritables artistes du coil mais gardez en tête que plus vous avez de surface à chauffer, plus vous allez vous exposer un à ce qu’on appelle l’effet diesel… un coil lent au démarrage, lent à chauffer, donc lent à vaporiser votre liquide.

Ce n’est là qu’un avis qui m’est propre mais si dans certains cas un nombre de coils plus important sur certains atomiseurs offre un meilleur rendu des arômes, ceci n’est pas une règle immuable et enchainer les coils ne procure pas forcément une meilleure vape qu’un montage avec un ou deux coils.

Tout l’art d’un montage réussi est donc de trouver un équilibre pour avoir une bonne surface de chauffe pour une valeur de résistance donnée sans pour autant s’exposer à cet effet diesel.

Le v6 consomme beaucoup et au final, c'est un veau
Le v6 consomme beaucoup et au final, c’est un veau
Un gros Clapton coil (en corde de guitare) sur un Mephisto V2
Un gros Clapton coil (en corde de guitare) sur un Mephisto V2

Les différents fils résistifs ont des propriétés qui leurs sont propres. La référence reste le Kanthal, mais là encore vous allez peut être trouver votre bonheur avec G Plat qui aura tendance à chauffer plus vite et donc à se montrer plus adapté que du Kanthal pour des montages triples ou quadricoils afin d’éviter notre fameux effet diesel. Vous trouverez également des fils résistifs type Omega Wire, Sabertooth, pré-twistés etc. Ils sont généralement livrés avec une petite fiche vous indiquant leur valeur de résistance pour un nombre de spires données et un diamètre donné.

Encore une fois rappelez vous qu’additionner deux coils divise une résistance par 2, évitez donc de vous faire avoir par la faible résistivité de ces fils pré twistés (torsadés à partir de plusieurs brins de Kanthal) qui sont souvent destinés à un public plutôt avertis. Commencez donc par du Kanthal, pas trop gros, par exemple avec du 0.36mm à 0.40mm en ciblant une valeur de résistance totale en fonction de votre nombre de résistances, de 0.8 ohm, puis descendez (ou montez si vous êtes sur un mod à tension ou puissance variable) progressivement pour trouver la vape qui vous convient le plus sur ce type d’atomiseurs.

Une chauffe uniforme, de l'intérieur vers l'extérieur
Une chauffe uniforme, de l’intérieur vers l’extérieur

Une fois vos résistances en place, avant de passer le coton, assurez vous si vous avez plusieurs coils que ces dernièrs chauffent de la même manière, toujours de l’intérieur vers les extrémités.

Si une résistance chauffe plus que l’autre, le coton qui se trouve sur celle qui chauffe le plus fort boira plus de liquide que l’autre et donc ce coton s’assèchera plus vite que celui en place sur la résistance qui chauffe le moins, et c’est souvent dans ces conditions que l’on s’expose à un vilain dry hit (votre coton est à sec et quand on pulse un point de chaleur se crée sur l’un des coils et dégage une affreuse substance qui va vous donner un haut le coeur.

Dernier paramètre à prendre en compte, et non des moindres, le coefficient de chauffe : il défini une puissance par millimètres carrés qui vous permettra de profiter de votre batterie au mieux et de vous assurer une bonne production de vapeur sur la plus large plage de tension possible de votre batterie. Un bon coefficient de chauffe se situe généralement, en fonction de la tension disponible dans votre batterie, entre 0.18 et 0.35w/mm2, c’est dans cette plage que vous obtiendrez le meilleur ratio entre la puissance développée, l’autonomie et rendu de vapeur produite. L’outil en ligne de Vapez.fr vous permettra de le calculer simplement, pour arriver à un montage le plus optimisé possible pour votre vape. Voir également les deux articles de Vapor-Gate consacrés à ce sujet : Article 1 et Article 2.

Caractéristiques des fils résistifs (source)

Nichrome 60

  • Température de fusion : 1350°C
  • Température de fonctionnement : 1150°C

Kanthal A1

  • Température de fusion : 1500°C
  • Température de fonctionnement : 1400°C

Kanthal D

  • Température de fusion : 1500°C
  • Température de fonctionnement : 1300°C

NB : Le Kanthal D a une densité plus importante que le Kanthal A1 mais leurs propriétés thermiques sont identiques.

Quand changer ou nettoyer ses coils ?

Un dripper, c’est assez facile à entretenir, et à l’usage, on se rend vite compte qu’une fois dompté, c’est dur de trouver plus pratique. Mais pour pouvoir bénéficier d’une vape qui ne dénature pas vos juice, ce sont vos coils qu’il faudra régulièrement entretenir.

Le Kanthal dispose de caractéristiques qui lui confèrent une excellente résistance à l’oxydation. Cependant, il y a forcément un moment plus ou moins proche (en fonction du taux de glycérine végétale de votre liquide (plus un liquide accusera un fort taux de glycérine végétale, plus vos coils seront sujets à un encrassement rapide) et de la valeur de résistance sur laquelle vous vapez), où votre dripper va commencer à sentir la cacahuète… Vérifiez donc l’état de vos coils régulièrement et quand vous voyez un dépôt noir se former à leur surface, c’est qu’il est probablement temps de les nettoyer ou de les changer.

Mise à jour 29 Mai 2015

Le professeur Farsalinos qui réalise des études sur la cigarette électronique en général recommande actuellement la prudence en évitant la méthode du Dry Burn pour nettoyer les résistances, dans l’attente de mesures de la dégradation de la matière et des émissions de métaux supposées liées à cette pratique. Le professeur recommande un lavage à l’eau, un remplacement, ou toute autre technique ne visant pas à chauffer les résistances jusqu’à incandescence.

Vos coils n’ont pas forcément besoin d’être changés à chaque fois que vous verrez ce dépôt se former. Il existe une manière simple de les nettoyer : le Dry Burn. Pour cela, il vous suffit d’enlever le coton ou la fibre et de pulser à vide pour faire rougir vos résistances. Cette action va brûler ce dépôt et donner une seconde jeunesse à vos coils, voici ce que ça donne en image :

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Note : pour plus d’efficacité, une fois vos coils bien rouges, passez les sous l’eau (pas votre mod complet juste les coils avec un filet d’eau,) puis refaites les rougir.

Attention : n’inhalez pas la fumée résultant de cette combustion à vide, elle contient des substances cancérogènes.

Coton ou fibre ?

cotons-et-fibres
Des cotons et fibres adaptés aux drippers

Tous les goûts sont dans la nature, certains apprécient leur dripper à la fibre de silice, d’autres avec diverses variétés de coton, d’autres encore à la fibre de cellulose (la Fiber Freaks). J’ai de mon côté un faible pour la Fiber Freaks car elle est à mon sens celle qui tient le mieux sur des montages très bas en résistances avec une durée de vie presque deux fois supérieure aux différents cotons (cardé, Bacon, coton japonais…), offre la meilleure capillarité (on va y revenir un peu plus loin)  et ne présente aucun goût parasite, ce même aux premières barres. Le coton cardé et le coton japonais sont les meilleurs rapports qualité prix, avec un gros avantage pour le japonais en terme de capillarité et d’utilisabilité. Le Bacon et la Fiber Freaks sont eux un peu hors catégorie, puisqu’ils ont tous les deux été pensés pour la vape. La différence entre eux (outre la capillarité et la résistance thermiques toutes deux à l’avantage de la Fiber Freaks) est que la Fiber Freaks est une fibre de cellulose et que le le Bacon est un coton.

Fibre aerée = meilleure capillarité
Fibre aerée = meilleure capillarité (coupez l’excedent sur les côtés, mais pas de trop quand même pour que la fibre boive le liquide dans la cuve).

Avant de passer votre coton dans la fibre, penser à l’aérer un peu (non on ne le met pas sur le bord de la fenêtre), en décompressant les fibres pour lui donner une texture nuageuse. Il n’en boira que mieux votre juice.

Pour le cardé, il est recommandé de le faire bouillir puis le laisser sécher naturellement pour faire partir sa texture hydrophobe, bref le cardé, c’est quand même pour les courageux si on veut en tirer le meilleur…

D’autres personnes utiliseront des cotons de démaquillage mais en ce qui me concerne je n’ai pas trop confiance aux traitements que les industriels leur infligent (notamment le blanchiment au chlore ou eau oxygénée). Même si on vous dira que c’est volatile, posez vous la question de savoir si vous êtes candidat pour jouer les cobayes.

Le coton fonty a également eu son heure de gloire mais je ne l’ai pas assez pratiqué pour vous en parler convenablement et je ne trouve pas ça très pratique pour coiler correctement.

Le placement de la fibre et du coton

Osez des placements de coton différents dans vos coils
Osez des placements de coton différents dans vos coils

L’expérience aidant, vous allez vite comprendre que le placement du coton a une importance capitale, sa quantité et la manière de le positionner dans le plateau et dans le coil, c’est souvent ce qui fait la différence entre un bon montage et un excellent montage. Et là encore il existe quelques règles simples :

  • laissez respirer vos coils ;
  • évitez de créer des points de compression qui viendraient gêner la capillarité ;
  • faites passer suffisamment de coton dans le coil de manière à ce que ce dernier soit bien en contact avec chaque spire du coil… sinon, vous vous exposez à des points chauds.

Un placement ingénieux du coton contribuera grandement à faire circuler correctement l’air dans la chambre de l’atomiseur et vous permettra dans certains cas d’accentuer encore un peu plus une meilleure restitution des arômes de vos liquides. Le placement du coton va donc souvent varier en fonction de la place que vous offre la cuve du plateau et du positionnement de l’airflow qu’il vous faudra veiller à ne pas obstruer.

Laissez vos coils respirer
Laissez vos coils respirer
Le placement du coton doit viser à favoriser la circulation du flux d'air
Le placement du coton doit viser à favoriser la circulation du flux d’air

Points chauds et dry hits, comment les prévenir ?

TIPS : Si vous avez des problèmes de dry hits avec la Fiber Freaks, c’est probablement que vous vous êtes manqué dans le dosage. Tout particulièrement avec la densité 1 qui est très aérée, il faudra bien vous assurer que dans le coil c’est assez dense. Le liquide gonfle la fibre puis comme tout autre coton se rétracte et s’affaisse en séchant sous la chaleur du coil. La densité de la Fiber Freaks étant trompeuse, n’hésitez pas à avoir la main lourde.

Dans la vape sur un dripper, il y a 4 choses désagréables :

  • un accu qui vous dégaze dans la main ;
  • un point chaud ou un dry hit ;
  • oublier de remettre le top cap de votre dripper avant de tirer une barre ;
  • le crab juice.

Nous allons donc partir du principe que vous avez lu l’avertissement au début de cet article et que vous êtes moins étourdis que je ne le suis moi même.

Un point chaud se produit sur un dripper quand :

  • vous n’avez plus assez de liquide pour irriguer votre coton : la résistance se met à bruler votre coton et elle se met à rougir sur un point totalement sec ;
  • quand le coton ne touche pas tout l’intérieur de la résistance, quand il s’affaisse dans le coil ;
  • quand les spires sont irrégulières (un espace entre deux spires alors que toutes les autres sont correctement serrées) ;
  • quand l’une des pattes de la résistance est trop longue entre les spires et le point de contact sur le plot.

Si votre mèche est correctement irriguée, que vous utilisez un coton ou une fibre avec une bonne capillarité, que ce dernier n’est pas compressé et que vous avez soigné votre montage, vous devriez pouvoir éviter les points chauds sans aucun mal.

Une fibre qui respire est une fibre qui boit
Une fibre qui respire est une fibre qui boit

Positionnement, typologie et réglages de l’airflow

Comprendre comment circule l’air dans un dripper est l’une des clés pour réussir votre montage.Comprendre comment circule l’air, c’est vous assurer de placer correctement le coton sur le plateau pour lui faciliter le trajet jusqu’au drip tip pour le saturer d’arômes. On distingue 3 principaux types d’airflow :

  • la prise d’air latérale, face aux coils, au niveau de la chambre : c’est le type d’airflow le plus classique ;
  • la prise d’air par la base de l’atomiseur qui arrive sous les coils et se dirige directement dans le drip tip (c’est l’airflow de type « In You Face » comme le dit David Nukevapes).
  • la prise d’air par le top cap : probablement l’une de mes expériences les plus intéressantes récemment avec le Soldado 2, où l’air arrive par le haut, glisse le long des parois de la chambre, puis remonte par le centre de la chambre vers le drip tip.
Une arrivée d'air bien en face des coils favorise la production de vapeur et la dissipation de la chaleur dans l'atomiseur
Une arrivée d’air bien en face des coils favorise la production de vapeur et la dissipation de la chaleur dans l’atomiseur

Là encore, laissez respirer vos coils ! En plaçant les arrivées d’air face aux coils, vous obtiendrez 3 effets bénéfiques :

  • votre atomiseur et la partie supérieure de votre mod chaufferont moins ;
  • vous obtiendrez une meilleure circulation de l’air donc un meilleur volume de vapeur ;
  • la restitution des arômes ne s’en trouvera que meilleure.

Sur les drippers à airflow « In Your Face », comme le N22, le Magma, le Lancia ou encore le Bakero, proposent une arrivée d’air sous le plateau arrivant donc sous les coils. Pour cette catégorie de drippers, il vous faudra trouver la bonne distance entre le coil et la sortie d’air pour arriver à un rendu optimal pour votre vape.

Inhalation directe ?

Vous avez eu le courage de lire jusque là ? Bravo, vous voilà fin prêt pour vous adonner aux plaisirs du dripper, il ne vous manque plus qu’à vous familiariser avec l’inhalation direct. Bouchez vous le nez et tirez une barre comme si vous respiriez par la bouche. Allez y doucement au début. Si vous toussez, c’est qu’il est grand temps de revoir sérieusement à la baisse votre taux de nicotine, car oui, le dripper a également une autre vertu, celle de vous rendre plus beau plus fort faire baisser drastiquement votre taux de nicotine. Et plus vous baisserez en valeur de résistance, plus il vous semblera naturel de descendre en nicotine.

Bonne vape 😉

/b/

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43 comments

  1. Bien beau manuel. Une question néanmoins, je n’ai pas assez d’expérience pour l’avoir verifié mais je pense que le nichrome, moins résistif que le kanthal pour un même diamètre, offrira des montages plus réactifs à la même valeur. En effet, la masse de résistif à chauffer étant moindre…,

    Qu’en penses tu ?

    1. Oui c’est exactement ça, ça te fait un autre truc à tester quand tu passes à la maison, le G Plat / nichrome chauffent plus vite. De mon côté ce qu’il faut que j’essaye c’est ça http://www.amazon.com/Beadalon-Round-Stainless-Steel-10-Meter/dp/B001R8LLW0
      Je me rends compte que je n’ai jamais testé et si tu as un retour d’expérience là dessus ça m’intéresse. Je n’en connais que ce que j’en viens tout juste de lire à droite à gauche et je e dis que je suis peut-être passé à côté de quelque chose.

      1. du 0,6 en inox !!!

        En mono coil on doit friser les 0,2 à vue de nez. C’est peut être un peu faible pour le coup, non ?

        Je crois qu’ils en vendent chez zivipf avec les valeurs de resistance. Mais je sais que c’est utilisé par certain subhomeurs.

        1. Vérification faite, c’est entre le 0,6 et le 0,7.

          A 0,6 le kanthal est donné pour 5,1 ohm/ mètre et le 316 pour 2,7.

    1. C’est tout de même la pratique la plus répandue de nos jours. Mais tu as évidemment raison sur le fond, de la même manière les RTA ne sont plus destinés exclusivement à une vape au dessus de 1.2 ohm et smoketech sort des mèches de clearo à 0.2 ohm.

        1. C’est de la viscose (rayonne), donc également un produit de cellulose. Très peu cher, très bonne capillarité, ne brûle pas aussi facilement que le coton en cas de dry hit, bref, de mon experience (excepté la FF j’ai dû tester à peu près tous les classiques pour le wicking). Si tu as l’occasion de fréquenter les forums outre-manche et outre atlantique, ce produit revient assez fréquemment dans les discussions.

          Review de Ph Busardo : https://www.youtube.com/watch?v=BcZjaG9RPZ4&list=PLiptWHyI0naL8imeLEywwqBlNvFWRbvlu

        2. Niveau méche, pour avoir testé le cellucotton et comparé avec pas mal de trucs : un équivalent est disponible facilement chez un grossiste en coiffure sous le nom de cotton 100% viscose. prix aussi compétitif que le cellucotton (<10 € les 800 g chez le grossiste le plus proche de chez moi, j'ai pas cherché à acheter moins cher sur le web).

          La FiberFreaks a un process de fabrication un peu plus clean au niveau santé mais a le même rendu. Pas encore testé le "vrai équivalent" de la FiberFreaks niveau process de fabrication industrielle (une ouate en fibre de viscose pharmaceutique bien inférieure niveau prix et avec le même process industriel) parce que je suis un adepte du coton bio mais même niveau de performance et mêmes avantages que la FF pour la fibre de cellulose de manière générale

        3. Le rayon est surtout un polymère de la cellulose. ça ne me gênerait pas trop dans mes fringues, mais vaper dessus avec des builds à plus de 130W, j’hésite un petit peu.
          Et quand on voit le processus de fabrication, et finalement la faible différence de capillarité par rapport à un bon cotton bio japonais…

  2. Je suis pas hyper d’accord avec l’importance apportée dans cet article au coefficient de chauffe qu’est un truc utile pour un débutant qui commence à builder mais s’avère vite juste un chiffre complètement abstrait qui a tendance à brider les gens dans leurs montages.

    Ok, sur un coil horizontal, avec une mèche dans le coil, c’est assez juste mais dès qu’on a une fantaisie qui sort de ce coil, ça ne donne plus grand chose d’indicatif.
    Un dragon coil qui irrigue le coil sur l’extérieur et plus sur l’intérieur, et ça change tout …
    Un plateau standard monté en vertical, ça change tout …
    Un coil torsadé (ou claptonné) qui augmente la capillarité parce que le liquide reste facilement coincé dans les espaces entre les fils, ça change tout …
    Un airflow pas direct qui traverse du métal qui chauffe par ailleurs à la Magma / Venturi / Veritas / Marquis et c’est plus trop valable …

    C’est un bon outil de dimensionnement certes mais bon c’est que ça …

    1. Salut,
      Le principal intérêt que je vois au coef de chauffe est l’exploitation de la batterie. Ensuite dans les faits, j’avoue que ce n’est pas le paramètre qui m’empêche de coiler comme j’en ai envie, quitte à me balader avec 4 paires d’accus dans les poches 😉

  3. NICE comme DAB !! Bon je vais pas rentré dans les détail ! donc je vais juste te poser une question , connait tu une box méca en double ou triple ( ma préférence ) accu en 26650 ! mais de très bonne qualité ? car je suis en ce moment en double mais en stacké AIE ! je sais , mais c’est quand même un tube fait pour ceci , donc je ne force pas sur le matos ! ( même si je suis conscient d’avoir une double bombe ! je fait très attention ! mais le risque 0 et loin d’être la ) ! mais a l’époque pas de grosse box !
    donc bref comme j’aime ce que sa me donne comme vap ! peux tu me donner un non de box méca qui serait d’envoyer pareil ? (je pense pas vue que je suis en 8.4 !) donc je fait comment ,vue que surtout je suis pas électro !

  4. Un truc à savoir quand même avec les RDA en ULR, c’est qu’on prend vite le coup du « lung hit » (inhalation directe?) et qu’il devient très difficile de revenir à un tirage plus serré. Sans parler de la satisfaction d’une simple latte, qui devient pathétique par rapport au dripper (et ce même avec un taux de nicotine négligeable… je mix sous les 2mg/ml)
    Après quelques mois purement sur RDA, même mon Estia ne me convient plus – et vu le prix du bousin, c’est bien dommage.
    Alors soit, l’entretien est facilité, la vape est excellente, plus de galère à naviguer entre dry hits et leaks. Mais il faut se balader avec une petite fiole, qu’il va falloir rouvrir souvent, souvent souvent ! Il ne faut pas avoir peur d’avoir les doigts un peu continuellement gras de glycérine (et accessoirement de passer pour un drôle de toxico dans la rue).
    D’ailleurs, si quelqu’un a trouvé la fiole parfaite,qui ne fuit jamais, ne goutte jamais toute seule, et offre une protection enfant, je suis preneur !
    Je suis curieux de voir ce que donne la dernière génération de RTA comme le Silverplay ou le Goblin, mais je doute fortement qu’ils suffisent à me faire ranger mes petits drippers.

      1. Testé, pas convaincu. Les seuls qui marchent bien sont l’innokin, mais vu la contenance, j’vais devoir repasser par la case maison toutes les 6h. J’aime bien les flacons en verre avec pipette, mais pas trop confiance pour aller me balader avec.
        Ha le pipeline, j’ai jamais compris l’avantage d’avoir un mod aussi cher. Mais y’a des fans hardcore, et comme pour le provari, j’ai appris à garder mon avis pour moi.
        Rien ne vaut un bon méca, et prendre plaisir ensuite à dire que non, non, ce n’est pas une cigarette électronique, mais bien une cigarette électrique.

        1. MDR DSL pour les fautes !! Ok , pour les fioles innokin ! mais les autre jamais eu de problèmes de fuite .. .., mais bon moi je préfère le verre avec surtout les composant des liquide !
          donc a moins que tu parte en randonner ou toute autre activité a risque ok ! mais généralement juste marcher c’est pas prendre de risque

          mais bon il en ah en plastique au pire sinon . et pour le pipeline le prix fait juste 34 euro de plus qu’n Némésis original ! donc pour de l’électronique en plus et de qualité et garantie deux ans je trouve pas sa cher !
          surtout qu’il est très bien ,et fait une vape de qualité ( pour les personne qui vap pas plus de 20w ) et de plus il est très solide ! ma femme est vraiment pas soigneuse et la cabosser de partout ainsi lui a fait faire un détour dans un sceau d’eaux et il est toujours la !

          donc oui cher mais solide ( bien sur c’est pas le cas pour tout les produit en général ) mais quand je voie que mon pote , qui a toujours des problèmes avec son matos pas cher ! puce griller ou panne parce que il c’est prix de la pluie en bécane , et bas sa fait réfléchir !

          sinon quand je regarde bien , tout mes mod méca val bien plus qu’un pipeline ! d’ailleurs même si j’ai très peu de moyen , j’arrive ah attendre pour avoir le matos que je souhaite ! sans aller par la case clone ! mais ça c’est juste mon choix

          ET en se qui me concerne Quand on me demande dans la rue , je dit généralement que c’est un vaporisateur personnelle ! bref

          je te souhaite une bonne soirée et une très bonne vape ! BYE

  5. N’ayant trouvé de réponse nul part sur le web (il n’y a que moi que ça gêne ?),je te pose la question à toi le chantre du dripper en sub ohm 😉 J’ai une très grosse condensation dans le drip top (le jaune énorme en option) de mon Haze dès la première barre. J’ai essayé différents placements des coils et de la fibre mais rien n’y fait… Mon montage : double parallèle coil horizontal 6 tours en kanthal 0.37 et 2,5 mm pour 0,2 ohm, airflow au max sur mod meca. Je dois m’y faire ou il y a des méthodes pour minimiser ce problème ? Merci et bonne vape !

  6. Trés bon tuto j’ utilise actuellement un mini goblin de chez ud avec un mod electro 70w de chez kengertech soie dit en passent ma première foi en totalement reconstructible et les Default du goblin s ‘avère être le plateaux trop petit a mon goûts et les airflow plutôt spécifique au coil horizontal enfin bref je souhaite te dire que ton sujet m’a pas mal aidez et que s est cool d avoirs des personne qui aide les novice dans ce genre de pratique (dripper) mais les (calculatrice) sont pas mal complexe et je galère ^^ (dsl) dalleur m’ enfin je souheterais avoir des explication sur la relation des spire des taille de fil résistif et la façon de les disposer sur le plateaux car je galère, mon om mètre m indique tout le temps 0.01 om et on ma déconseiller de vaper je pige pas^^ alors que ma box m indique 0.38 om est-ce dangereux?

  7. j’ai acheter un mod 200W hier de marque Wismec et un dripper Heavens je fais deja mes bruleur reconstrutible dans une thank kangertech mais dripper je connais absolument rien on ma dit que mon mod etais parfait pour commencer la drippe.. vu je voulais un mod avec protection pas sa me saute en plein face si jamais mal installer .. comment monter le dripper jai essayer mais je ny comprend rien

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