Kayfun 5 : le RTA ultime ?

Kayfun 5 par Svoëmesto

Kayfun 5 par Svoëmesto
8.8

Qualité de fabrication

9.0/10

Conception

9.5/10

Rendu saveurs

8.5/10

Production de vapeur

8.0/10

Facilité de prise en main

9.0/10

Pour

  • Qualité de fabrication et de finition
  • Modularité (il peut convenir à tous les types de vape)
  • Facilité et multiplicité des types de montages acceptés
  • Ingéniosité du système d'airflow
  • Quantité de spares impressionnante

Contre

  • Contrôle d'arrivée de liquide un poil déconcertante à la prise en main (pour ceux qui n'auraient pas eu le KF4 ou le KF3 mini)
  • Il a pas la 4G

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La sortie des atomiseurs Svoëmesto est chaque fois un petit évènement. Fort du succès de ses précédents atomiseurs, qui sont devenus de véritables légendes pour les vapoteurs un temps soit peu expérimentés, le modeur nous a gratifié de deux RTA en 2016. Tout d’abord, le petit et racé Kayfun 3 mini, et voici que débarque le Kayfun 5.

Spécifications

  • Terroir : Germano-russe
  • Capacité : 4 ml (tank pyrex) / 5 ml (tank acier) / 3 ml (Bell cap Bell Vap)
  • Format : diamètre de 22 mm / hauteur 60 mm avec le drip tip – 50 mm sans
  • Connecteur 510 non ajustable
  • Matériaux : Acier inoxydable, tank borosilicate
  • Monocoil
  • Airflow ajustable
  • Contrôle de l’arrivée de liquide

Autant vous prévenir de suite, je suis un éternel insatisfait des RTA.  J’en ai testé des dizaines et des dizaines, sans jamais trouver mon bonheur : trop grands, trop gros,  pas flushs, pas assez aériens, trop aériens et surtout une quantité innombrable d’usines à fuites (ou à rivières c’est selon) où le dosage du coton nécessite un diplôme en chirurgie micro cellulaire ou en plomberie.

Et bien là … Svoëmesto m’a littéralement scotché avec son Kayfun 5.  De la qualité de la conception, au rendu des saveurs, en passant par les réglages d’airflow ou d’arrivée de liquide, la facilité de remplissage et de montage, la quantité et la nature des spares fournis et surtout son prix ultra compétitif au regard des tarifs pratiqués pour les autres RTA typés high end du marché.

Voici donc en détail les caractéristiques de cet atomiseur qui m’a fait delaisser, au moins quelques heures par jour, mes drippers adorés.

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Votre kayfun est vendu avec tout ce qu’il faut : un tank pyrex, un tank acier, un drip tip, un mode d’emploi et surtout un paquet de spares contenant pas moins de 13 joints et 4 vis de remplacement dont 2 spécialement destinées aux gros montages type clapton ou fused clapton.
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Le kayfun 5 en version tank pyrex d’une contenance de 4 ml, simple et épuré. On notera la présence du logo du modeur sur la cloche de la chambre d’atomisation. Si cette petite coquetterie ajoute au charme du kayfun 5, elle permet également d’avoir un point de repère pour la gestion du contrôle d’arrivée de liquide sur le coil. Tout cela est accompagné d’un drip tip bi-matière en acier et téflon, vraiment très agréable.
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Le voici en version tank acier disposant d’une contenance de 5 ml, avec le petit logo Svoëmesto ultra discret qui lui donne tout son cachet. Là encore, il sert de point de repère à la gestion du liquide sur le coil.
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Voici le top cap en deux parties permettant un remplissage par le haut. On notera la taille plus que conséquente des trous de remplissage. Cette configuration permet l’utilisation de tous les types d’embouts de remplissage, et notamment les unicorns. On aperçoit également sur la partie haute du top cap une partie usinée incurvée sous l’emplacement du drip tip qui permet d’éviter les remontées de liquide.
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La chambre d’atomisation est elle directement héritée du kayfun 4, avec à la base les encoches d’alimentation en liquide du coil. On peut voir ici le joint à la base de la chambre qui maintient parfaitement tous les tanks et à l’extrémité de la cheminée un filetage parfaitement usiné qui permet de visser le haut du top cap.
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L’intérieur de la chambre d’atomisation est en forme de cloche avec un usinage en forme de dôme au niveau de la liaison avec la cheminée pour une restitution des saveurs optimale.
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Le dessous de l’atomiseur avec les références de production, et le logo du modeur et le pin 510 non réglable qui ressemble à s’y méprendre à celui du kayfun 3 mini, mais qui réserve une bien belle surprise …
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La vraie belle surprise de ce Kayfun 5, c’est son système d’airflow totalement repensé par rapport à tout ce qui avait été fait jusque là par le modeur. On soulève une bague à la base de l’ato et on découvre un plateau hexagonal orné de petit points sur chacune des tranches. Chaque série de points correspond à un tirage du moins serré au plus serré et chacun des airflows rappele l’historique de la marque : 1 point : 1,8mm (air flow du Kayfun Lite plus) / 2 points : 2,2mm (airflow du Kayfun 4) / 3 points : 2,7mm (airflow du Kayfun 4S) / 4 points : 3,2mm (pour une vraie et franche inhalation directe). Petite précision non négligeable, la bague d’airflow n’est réglable que lorsque l’arrivé de juice est ouverte.

 

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Comme toujours chez Svoëmesto, tout est entièrement démontable pour un nettoyage en profondeur. Ici, j’ai ôté le plateau de réglage d’airflow et la bague, en dévissant le  pin de connection. Fini le système de ressort du kayfun 4, la plaque hexagonale vient parfaitement se caler sous l’atomiseur lors du serrage. De plus et de gauche à droite , on aperçoit les arrivées d’air par paire et correspondant au tirage en « 2 points », « 3 points » et « 4 points ».
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Le plateau vu du dessus avec une cuve bien profonde et les arrivées de juice par le dessous, façon bottom feeder. On notera également la taille plus que conséquente de l’arrivée d’air qui permet de ventiler les plus gros montages.
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Sur ce plan, on peut constater une petite innovation de Svoëmesto qui consiste dans le placement de deux petit crochets de chaque coté le la vis de serrage. De cette façon les coils sont parfaitement maintenus. On appréciera également l’épaisseur du joint marquant la délimitation entre la chambre d’atomisation et le reste de l’atomiseur.
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On ne vous mentait pas lorsque l’on vous disait qu’il est possible de monter le kayfun 5 avec du clapton.
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Il est également possible d’utiliser un montage plus classique (ici 7 tours de kanthal 0.5 / 0.5 ohm, le coefficient de chauffe idéal pour une vape sur un mod en méca). Personnellement, je place les pattes de mes coils sous les vis pour les fils d’une taille inférieure à 0.5 mm de diamètre et j’utilise les crochets pour les diamètres supérieurs.
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Pas la peine de charger trop en coton. Ici j’utilise de la fiber freaks densité 1 que j’ai aérée et coupée entre 1 et 2 mm du bord du deck. l’important n’étant pas la quantité de coton mise mais surtout le fait que ce coton vienne bien recouvrir de fond de la cuve sur toute sa surface.
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Il suffit de placer le coton imbibé dans la cuve et le tour est joué. Une facilité enfantine et surtout aucune fuite, jamais.
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Petite option non négligeable, Bell vape a dédié une de ses créations au dernier né des Kayfun, simple et épurée dans le plus pur respect des lignes de l’ato.
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Pour la peine, les frères Munoz se sont une nouvelle fois surpassés en créant une cloche en deux parties permettant le remplissage du Kayfun 5 par le haut. Tout cela se visse et se dévisse sans aucun accroc.
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Le gros avantage du kayfun 5 réside dans sa capacité à restituer parfaitement les arômes de tous les types de liquides. Ici, j’ai volontairement choisi un liquide aux arômes particulièrement travaillés et subtils, le Evening Wood de la gamme X-Wood de chez Ekoms, qui marie tabac blond, vanille, fruits à coque, moka, coco surmonté d’une subtile note de mangue.

Vous l’aurez compris, j’ai du mal à trouver des défauts à cet atomiseur tant il est judicieusement pensé et conçu. Svoëmesto a su parfaitement se remettre en cause afin de tirer les conséquences des petits défauts que pouvaient avoir les précédentes versions du Kayfun. Mais là où le modeur a réussi un véritable tour de force, c’est qu’il a réussi à adapter le fruit de son travail aux nouvelles exigences des vapers (montages en clapton, tirage aérien) sans rien renier de ses réussites passées (qualité de la restitution des arômes, fiabilité et propreté des usinages) afin de permettre aux amoureux des anciennes versions de retrouver leurs marques avec ce nouvel atomiseur.

Cette version du Kayfun est un véritable bonheur à vivre au quotidien. Le changement de coton ou de coil se font en deux temps trois mouvements. Je n’ai eu aucun dry hit, ni aucune fuite en deux mois d’utilisation. Le remplissage se fait très simplement et ne nécessite pas de transvaser son liquide dans une fiole d’un type particulier. Il est paramétrable à l’envie tant au niveau de l’arrivée de liquide que du tirage d’airflow. De la sorte, il conviendra aussi bien à des personnes vapant en tirage ultra serré qu’à des amateurs de gros montages inhalant directement la vapeur et tous les types de liquides, des plus fortement dosés en PG à ceux en full VG.

Je l’ai annoncé dès l’introduction de cet article, ce Kayfun 5 a permis de réveiller mon intérêt pour les RTA. Je peux même vous affirmer que grâce au KF5, je vape désormais sur RTA en allday sans aucune espèce de retenue (je n’utilisais plus ce genre d’atomiseur qu’en désespoir de cause dans des lieux où il ne m’était pas permis de dripper). Cela fait deux ans que mes tiroirs se remplissaient de RTA en tout genre. Et bien, je peux vous annoncer que le chiffre d’affaires des vendeurs de tiroirs va lourdement chuter grâce à Svoëmesto (ou par sa faute, selon si vous commercialisez des tiroirs ou non).

Pour vous remercier d’avoir fini cet article et comme à mon habitude, je vous propose une sorte d’hommage à la gloire du kayfun rendu par quelques philippins (hommage indirect à la vape s’il en est). Il y a, selon moi, dans cette chanson comme un lyrisme exacerbé à la gloire de ce qui fait notre bonheur à tous et qui parallèlement nous donne envie de sustenter nos tentations d’autolyse les plus profondes. [Note à moi même : relire ma dernière phrase avec deux aspirines]

 

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