Geyser RDA de Dark Ronin Modz : le gendre idéal

vapadvisoryAttention, les montages présentés ou évoqués dans cet article peuvent présenter des risques s’ils sont réalisés avec de mauvais accus. Si vous débutez et que vous n’êtes pas familiarisé avec votre matériel il est vivement recommandé d’éviter de réaliser des montages avec des résistances d’une valeur inférieure à 1 ohm. Pour en savoir plus sur les règles de sécurité à observer lors de vos montages et concernant le choix de votre matériel, merci de vous référer à cet article.
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Geyser RDA de Dark Ronin Modz

J’ai la chance de jouer grâce à Arrow Vape depuis 48h avec le Geyser de Dark Ronin Modz, un dripper philippin qui présente un plateau assez particulier ainsi qu’une pièce d’isolant bloquée entre 4 plots qui servent à répartir le juices correctement sur le coton. L’airflow se fait par le cul de l’atomiseur, comme pour le Lancia, et arrive directement sous les coils. Le Geyser invite très naturellement à des montages quad coils mais aussi mono ou dual coil. Les plots sont bien pensés, les trous sont vraiment confortables pour faire des montages très sympas, mais attention cependant car contrairement à ce que ça peut laisser entendre des trous si énormes, cette caractéristique ne le catapulte pas pour autant dans la catégorie des atomiseurs de cloud chasing, catégorie dans laquelle le Lancia peut lui prétendre sans complexe.

Le Geyser a un tirage globalement plus serré que de nombreux drippers actuels, il met l’accent sur une utilisation où pour en tirer le meilleur parti, il faudra faire un peu de montage (il invite au quad coil et ça en vaut le coup) à moins d’aimer un tirage assez serré… et plutôt se concentrer à mon sens sur la plage des 0.35 à 0.8ohm pour en tirer un rendu des arômes… divin, mais… J’ai passé du temps à le comparer avec le même juice sur des montages différents avec des atomiseurs auxquels le comparer : le Lancia bien évidemment, mais aussi le Darang et l’intemporel Magma.

Bestial… ce n’était pas le bon mot. Mais on est dans du très haut de gamme. L’usinage est génial et réussi la prouesse du 0 joint torique : top cap et chambre en une pièce vissée sur le bloc qui assure l’airflow par le cul et l’ajustement de la connexion au mod. Le Geyser est atomiseur bien plus fin que ne le laisse présager ses plots. Le dôme sous le topcap est très prononcé, accentuant la restitution des saveurs. Le top cap qui fait aussi office de chambre dispose d’un dissipateur de chaleur et abrite un dôme très prononcé… mais rien de bestial.

Un Mephisto V2 est bestial, un Onslaught est bestial, mais le Geyser non, il est en fait plus subtil, au caractère moins racé que le Darang, avec plus de retenue qu’un Lancia, mais peut-être aussi plus précis, plus pointu dans la résistution des arômes, sans les teinter d’un truc caractéristique comme le fait le Darang. Si vous aimez les juices américains bien complexes genre tabacs gourmands et gourmands, ce Geyser, vous allez l’adorer, le rendu est fidèle, on en prend plein les papilles, plus c’est riche mieux c’est.

Le réglage de l’airflow n’est pas des plus précis, mais c’est un parti pris du modeur. Il offre 3 positions : 1 coil, 2 coils ou 4 coils (c’est carré carré)… sauf que l’airflow n’est pas linéaire non plus : en quad coil vous n’aurez pas 2 fois plus d’aiflow qu’en dual. L’air aspiré par le bottom se réparti sur les positions ouvertes. Je bloque un peu là dessus, je trouve ça gênant une telle limitation sur un paramètre aussi important que l’airflow. Ce système à position, n’offrant pas possibilité de réglages fins, je trouve que c’est une perte de fonctionnalité.

Le plateau est impressionnant de précision
Le plateau est impressionnant de précision
Les gravures très propres avec plusieurs traits
Les gravures très propres avec plusieurs traits
Le dôme très prononcé sous le top cap
Le dôme très prononcé sous le top cap
Le dissipateur de chaleur
Le dissipateur de chaleur
La griffe de l'atomiseur
La griffe de l’atomiseur
La griffe du modeur
La griffe du modeur
Le controle d'airflow détonne un peu avec le look de l'atomiseur
Le controle d’airflow détonne un peu avec le look de l’atomiseur
L'AFC réglé sur la position 1 en monocoil
L’AFC réglé sur la position 1 en monocoil
L'AFC ouvert pour 4 coils
L’AFC ouvert pour 4 coils

Voici un montage qui fonctionne très bien dessus :

Conclusion

Ces airflows sous les coils popularisés par le Magma sont une bénédiction pour les amateurs d’arômes complexes et l’utilisation qui en est faite par le Geyser, surtout en quad coil, est intelligente, bien mesurée et très efficace dans l’objectif fixé : les arômes rien que les arômes, c’est là qu’il excelle. L’isolant permettant la répartition du juice sur le coton est une excellente idée avec cette disposition de plots. Les fuites que je craignais un peu sont rares, si on abuse pas de la bouteille ça se tient très bien avec une bonne capacité.

J’ai bien pris le temps de le tester ces 48 dernières heures, et je suis très partagé. Il ne correspond pas à ma vape, j’aurais apprécié plus de caractère, quelque chose d’un peu plus bestial justement. Mais malgré un airflow que je persiste à trouver limité, au bout de 3 montages en quad coil, il faut lui reconnaître une production de vapeur très correcte à ces valeurs de résistances pour lui à mon sens idéales, entre 0.4 et 0.8 ohm. On aurait pu imaginer un truc un peu plus fou pour pousser le concept du Geyser un peu plus loin, en le mettant sous stéroides, par exemple en envigeant un topcap dissociable de la chambre et un système d’airflow réglable et combinable avec l’airflow par la base sous les coils, offrant ainsi une large palette de réglages et de rendus supplémentaires.
Loin d’être le bad boy auquel je m’attendais, le Geyser est un peu à mes yeux ce que Ned Flanders est à Homer Simpson : le voisin avec la pelouse toujours plus verte et mieux tondue que la sienne… le Geyser est précis, linéaire (sauf pour l’airflow), tatillon… mais pas joueur.

La promesse tenue n’est donc pas celle à laquelle je m’attendais, mais elle est bien tenue pour un atomiseur haut de gamme et innovant car il améliore à sa sauce un excellent concept et offre quelque chose de bien équilibré et techniquement assez pointu, qui ne leak pas du juice, simple à monter en quad coil, avec le répartiteur de juice qui apporte un vrai plus à l’usage.

Au niveau du prix, ça chatouille un peu pour un RDA, il se situe dans la même gamme que le Lancia puisque le Geyser est disponible pour 120 euros auxquels il vous faudra aujouter les frais de ports. Il n’y en a actuellement que 10 pour la France : 5 chez Arrow Vape et 5 chez Vape Diem.

C’est le prix d’une excellence que j’aurais personnellement souhaité plus polyvalente et un peu plus joueuse, mais s’il correspond à votre vape, c’est un must. Le Geyser s’adresse donc à un public d’amateurs avertis de drippers pour qui le subohm n’est pas forcément la pratique la plus courante et pour qui la restitution ultra fidèle (bête et méchante ?) des saveurs est la priorité.

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