Et si on plaçait de l’intelligence dans nos atomiseurs ?

CyberCe matin, en contemplant le Aris de Council of Vapor dont nous allons prochainement recauser, j’ai eu une idée un peu tordue qui m’a fait un peu cogiter sur ce que pourrait devenir la vape à moyen terme. J’ai beau être fan de mods mécaniques, il faut reconnaitre à Evolv un coup de genie, celui d’avoir apporté plus de contrôle à l’utilisateur, je pense évidemment à la fonctionnalité du contrôle de température.

Une excellente vape, c’est cependant encore et toujours quelque chose de réservé aux personnes qui maîtrisent parfaitement leurs montages et leurs matériels, et c’est encore plus vrai quand on utilise du mécanique.

On a vu pas mal de choses un peu à côté de la plaque niveau « ecig connectées ». Déjà parce que tout Internet n’a pas besoin de savoir combien de lattes vous tirez par jour, Apple et Google n’ont pas besoin via leurs applications d’être en mesure de revendre les données « partagées dans le cloud » à des compagnies d’assurances, j’en passe et des meilleures, sous prétexte de « Quantified Self ».

Je suis convaincu que nous n’en sommes qu’à la préhistoire de la vape, car tout comme les chipsets ont besoin de plus d’ouverture (informatiquement parlant), l’utilisateur a lui besoin de fonctionnalités qui lui donnent plus de contrôle… du vrai contrôle, utile (pas un truc qui fait changer les couleurs des leds de sa box depuis son téléphone).

En ce sens, voici les questions que je me posais ce matin :

  • Est-il naturel de placer l’intelligence dans la boite à accus alors que ce qui nous intéresse se passe principalement dans l’atomiseur ?
  • Comment pourrait-on apporter encore plus de contrôle aux utilisateurs ? Encore une fois, je parle de vrai contrôle, pas de conneries à partager sur Internet via son smartphone.
  • Et si le mod ou la box ne servait que de télécommande à une intelligence qui vient directement de l’atomiseur ?

Placer l’intelligence (et des capteurs) dans les atomiseurs présente plusieurs avantages :

  • l’opportunité de mesurer et gérer de nouveaux paramètres (comme l’hygrométrie, donc la densité des clouds….). Faire de gros nuages, ça ne dépend pas que de la valeur de la résistance et de l’ouverture de l’airflow contrairement aux idées reçues, l’irrigation du wick a aussi un rôle à jouer ;
  • plus de précision pour le contrôle de température ;
  • la possibilité de mesurer et contrôler ce que l’on tire et ce que l’on absorbe comme nicotine de manière précise ;
  • un gyro qui ferme automatiquement les airflow et hermétise l’atomiseur quand on ne tire pas dessus…

Allez, imaginons que la TPD n’existe pas (il y a aussi des réponses techniques à ça), à votre avis, elle ressemblera à quoi la vape de demain ?

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7 comments

  1. Voilà, en conservant mes mécas et mes atos « manuels », je vais enfin pouvoir vaper vintage. J’aime savoir que je vais utiliser du matos dont la conception remonte à 2 ou 3 ans en pouvant m’afficher comme un vieux con conservateur dans ce domaine aussi.

  2. je pense que tu as raison, mais la (les) question(s) qui se pose(nt) est (sont) :

    – Est-ce réalisable ?
    – on a beau miniaturiser tout et n’importe quoi mais est-ce fiable ?
    – Cela ne va t’il pas rendre nos ato plus lourds et plus gros que ce qu’ils ne sont déjà ?
    – Et surtout à quel prix ?! Déjà pour moi, mettre 50 boules pour un clearo, je trouve ça « cher » alors imaginons un clearo avec toute cette technologie … 200 boules ? 300 boules ? plus ? … mmMm pas certain que ca attire beaucoup de monde à ce prix là.

    Tu as de bonnes idées mais il faut voir avec les constructeurs sur la faisabilité et surtout sur l’accessibilité.

  3. Je pense qu’on arrive la a une bifurcation dans la vision de la vape, entre une demarche « mecha », ou le but est de conserver une elegante simplicite dans la conception et l’approche « electro » qui privilégie le confort d’une utilisation ne necessitant pas/peu d’apprentissage. Chacun y trouve son compte, je ne ense pas que l’une soit supérieure a l’autre (d’ailleurs elles sont reliees par un continuum d’options hybrides)

    Par contre cote evolution, la tendance meca est dans une phase « convergente » la ou la tendance « electro » a de fortes chances de connaitre une explosion de diversite/nouveautes dans les prochains mois.

  4. Alors, je vais essayer de réfléchir à haute voix (ou au moins à clavier ouvert).

    – Déjà, contrairement à toi, je pense qu’ouvrir un chipset (tout court i-e dans un mod ou ailleurs) est pas une bonne idée.
    En terme d’ingénierie, ça veut dire donner trop de latitudes à l’utilisateur avec un objet qui, s’il est mal utilisé, risque de lui péter dans les doigts (littéralement).
    La criticité du risque est forte avec possibilité de dommages corporels, ça me semble pas idiot du tout d' »emprisonner » l’utilisateur dans une configuration technique censée avoir été validée par des gens qui savent un peu ce qu’ils font pour réduire au minimum l’occurence d’apparition.

    Donner un maximum d’informations à l’utilisateur, même si la plupart du temps ça sert pas à grand monde parce qu’il faut être déjà bien compétent pour les comprendre (quelqu’un m’explique, là, rapido avec des maths, la différence entre la valeur RMS et Mean d’un signal électrique, qu’on rigole ?), c’est une chose. Ouvrir un objet physique potentiellement dangereux, c’est quand même autre chose qu’ouvrir du code informatique.

    – En terme économique, mettre de « l’intelligence » dans un atomiseur, c’est mettre de l’intelligence dans l’élément qui est le plus aisément remplaçable des deux. C’est plus courant d’avoir un seul mod et deux atos que le contraire. C’est donc plutôt tout bénéfices pour l’industrie et beaucoup moins pour l’utilisateur.

    – En terme technique, à mon avis, c’est super compliqué. Installer de « l’intelligence » dans un ato, ça veut dire installer l’intelligence dans un milieu qui va chauffer à hautes températures, dans des conditions d’humidité de l’air très compliquées, pas forcément à pression constante, dans des conditions d’étanchéité à respecter qui vont être aussi très compliquées parce que même la viscosité du liquide peut varier, sans compter que certains peuvent devenir corrosifs, aussi … Mouais, c’est déjà très compliqué à « faire bien » (i-e une solution qui marche dans le temps et tout le temps) donc très cher à développer.

    – Ensuite se posera la question des données récupérées. Le « contrôle de température » proposé actuellement est quand même tout sauf un contrôle de température. Techniquement, c’est juste une mesure de résistivité asservie un peu intelligemment.

    Mais, en aucun cas, ça ne mesure une température autrement qu’au doigt mouillé (faut passer par une abaque et ça nécessite donc de connaitre la composition exacte du fil). Et surtout ça mesure une température globale moyenne sur le coil alors qu’idéalement (ne serait-ce que pour éviter de surchauffer le matériau du coil, qu’est pas non plus n’importe quoi et sans danger si mal utilisé), faudrait plutôt chercher le maximum sur le coil (On a tous déjà rencontré un point chaud) ou même mieux sur « la surface de service » du coil (juste là où il vaporise, et pas sur les pattes).
    Donc pour le moment, on a surtout un beau chiffre sur un cadran avec une unité que l’utilisateur comprend mais qu’a pas vraiment de réalité en terme de grandeur physique derrière lui.

    Ca empêche pas le bazar de marcher mais bon …

    Est-ce que c’est pas plus malin (et plus honnête scientifiquement) dans ce cas là de faire un truc un peu différent ? Le système de Taste Control de l’IJoy d’Asolo qui fait de l’anti dry hit sur Kanthal en mesurant le Delta de Résistivité après une phase d’apprentissage via l’utilisateur pour établir l’usage normal est peut être mieux … Il ne vend pas un truc qu’il ne fait qu’au doigt mouillé, ne force pas à utiliser un matériau un peu exotique et aléatoire à inhaler …

    C’est peut-être une meilleure piste. Et si je soulève ce problème, c’est pas pour critiquer la piste technique du CT ni survendre celle d’IJoy, juste pour dire qu’ajouter de nouvelles mesures qu’on ferait « mieux » directement en se mettant au coeur de l’ato (à supposer que ce soit facile à faire) c’est peut être pas la solution.

    Parce que rajouter un cadran Pression / Hygrométrie / que sais je d’autre (d’ailleurs d’autres idées ?) si c’est juste pour ajouter un cadran, sans réel rapport avec une grandeur physique significative (encore une fois le souci valeur moyenne/extrêmum local) pour donner à l’impression à l’utilisateur d’être un peu plus geek et d’être devant un cockpit de 747, c’est peut-être pas l’idéal. Après, c’est le sempiternel problème de la machine à laver « intelligente », est-ce qu’il vaut mieux mettre un seul bouton « qui fait tout » et une tonne de capteurs qui décident comment on doit tout faire ou au contraire laisser aux gens le choix du programme même si c’est moins rentable en énergie, en eau, en temps, etc ; c’est toujours l’utilisateur et ses usages qui tranchent plutôt que la raison.

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