Dripper saveur : le meilleur que c’est le top que tu le lâcheras plus, que tu redécouvres ton red astaire.

Entrons directement dans le vif du sujet, quel dripper pour les saveurs ? Attardons nous tout d’abord avec méthode sur la question elle même qui pré-suppose qu’il existe des drippers, ou RDA pour faire plus simple, qui ne seraient pas destinés à la saveur. Il existe en effet des RDA dont l’objectif n’est pas de nous ravir les papilles mais de permettre au vapoteur d’atteindre un de ces sommets qu’autorise la vape, la transformation de l’homme (ou de la femme ou tout autre être humain transgenre, pas de jaloux) en boîte a fumée ou en locomotive du XIXème siècle, selon que l’on apprécie davantage la fête où les transports en commun, c’est au choix. Saveur ou vapeur, c’est le « être ou ne pas être » de la vape, LA question existentielle vapologique par essence. Mais comme il est assez unanimement reconnu que cramer du liquide sans en ressentir le goût est d’une bêtise rare, sauf quand c’est jour de concours, chacun cherche le meilleur dripper saveur. Mais avec un maximum de vapeur quand même parce que faut pas déconner non plus, on n’a pas lâché la clope pour faire un nuage à peine plus conséquent que ces cons de fumeurs.

Si nous nous avisions de poser la question sur certains groupes Facebook spécialisé dans la vape, nous nous exposerions tout d’abord au risque de nous voir reprocher de ne pas avoir fait de recherche, la question ayant été mainte fois posée. Supposons néanmoins qu’un post intitulé « Cé koi le meilleur dripeur pour vou » apparaisse comme par magie (environ trois fois depuis que vous n’avez pas encore abandonné la lecture du présent post pour être exact), je vous prédis la sainte trinité en guise de réponse. Elle s’exprimerait à peu près en ces termes :
1 le goon, c le top !
2 reload RDA, je le lâche plus
3 apocalypse, y a pas mieux

3 RDA dont certains savent d’ores et déjà, parce qu’ils ont de la bouteille, que leur conception n’avait vraisemblablement pas pour objet d’en faire des bête de saveur mais plutôt des usines à cloud qui te suces plus de jus à l’aspiration qu’un travelo du bois de Boulogne sur poumoné. Et pourtant, ils semblent donner pleinement satisfaction à un certain nombre d’utilisateurs. Le nombre n’est certes pas une preuve de qualité, il suffit de regarder les audiences de TF1 pour s’en convaincre. Revenons néanmoins à ce que devrait être un dripper saveur selon les canons classique de la vape (classique en vape, c’est à dire supérieur à deux ans).

La définition objective d’un dripper saveur s’obtient par le résultat que l’on en obtient à l’usage. C’est un ato qui va d’une part sublimer les arômes, c’est à dire vous apporter davantage de goût sur les papilles mais qui va aussi être plus incisif sur les nuances et vous permettre de mieux distinguer les subtilités d’un mélange complexe, les notes dominantes et celles plus discrètes, un peu comme un Nez identifie les composants d’un parfum, le dripper saveur vous donne la recette du liquide.

De tels drippers existent depuis bien longtemps. Je cite pour mémoire l’origen V1 qui demeure une référence en la matière et qui nous éclaire substantiellement sur la géométrie d’un ato saveur type. Un tirage peu aérien et une chambre de vaporisation au volume réduit. C’est tout le talent du modeur qui se trouve dans cet ato et qui a été repris par d’autres après lui. L’origen V3 en a conservé les fondamentaux et reste à ce jours un excellent dripper.

C’est lui le meilleur alors me demanderez vous ? Mais non, certes non. Enfin peut-être. Ça dépend.

En effet, il ne vous a pas échappé que les modeurs ont su développer de nombreux systèmes divers et variés n’ayant d’autre objectif que d’améliorer le rendu des saveurs. Air flow par le bas, par le haut, de biais, multiple… Il existe un kamasutra de l’air flow permettant de prendre le coil dans tous les angles. Au-delà du besoin de se différencier et de l’aspect marketing, il est certain que l’orientation de l’air flow influe sur le rendu. Rendu dont l’appréciation est d’ores et déjà subjective et propre à chacun. Ce rendu étant variable d’un liquide à l’autre néanmoins.

Il ne faut pas oublier que le montage et le positionnement du coil par rapport à l’air flow sont essentiels et modifie le rendu d’un ato. Aussi il existe sans doute un montage optimum pour chaque ato, qu’il conviendra de déterminer empiriquement par des essais plus ou moins fructueux. Par exemple, ceux qui n’ont pas voulu envisager le coil vertical pour l’origen sont passés à coté d’un ato formidable.

Et bien entendu, la puissance d’utilisation doit être en rapport avec les capacités de l’ato. Je considère, mais je ne manque pas de contradicteurs, que l’on doit pouvoir vaper « normalement » sur un ato sans qu’il s’en suive une chauffe excessive. En clair, le coil doit pouvoir être refroidi par le flux d’air. Si tel n’est pas le cas, c’est qu’il est mal positionné et/ou qu’il dégage trop de chaleur. Dans tous les cas, rechercher le montage et la puissance adaptés à l’air flow et à la géométrie de l’ato qui permettront de tirer le meilleur du matériel employé.

A l’évidence, plus le tirage est aérien, plus le montage doit permettre de vaper à une puissance élevée pour tirer le meilleur de l’ato.

Dans la gamme de ce qu’il est convenu de déterminer comme un ato saveur tel que décrit ci-dessus, les 50 watts constituent la limite haute généralement constatée, quand il est possible de l’atteindre.

Les esprits taquins ne manqueront pas de souligner que la sainte trinité sus-évoquée (attention, je n’ai pas écrit que le père, le fils et le saint esprit taille(nt) des pipes à une fille étrangère s’appelant Evoquée, je mentionne ici le goon et ses deux acolytes) se contentent difficilement de ces quelques 50 watts. Nous allons y revenir.

Alors mais comment ce peut-il que des atos qui sont de véritables manches à air puissent être considérés comme des ato saveurs ???

Déjà parce que quand on vaporise 0,3 ml de liquides à chaque aspiration, la densité de vapeur est telle qu’on en prend plein la gueule au sens propre du terme. Les médisants pourraient relever non sans pertinence qu’il est également possible de boire le liquide directement… Néanmoins, il faut bien reconnaître que ça envoie du goût, sans grande finesse, certes, mais il y a du goût. Soulignons au passage la prouesse des industriels chinois capables d’inventer des atos à multiples coils préfaits qui, avec une densité de vapeur impressionnante, vous donne l’impression de vaper de la base.

Voilà une première explication. Il en existe une seconde. L’apparition et surtout la généralisation des coils multibrins plus élaborés qu’une simple torsade, j’ai nommé les fameux et fabuleux stagereud fuseud stapeul et je ne sais quoi encore qu’on n’avait encore jamais vu autant de mecs barbus tatoués virils faire du tressage comme ma frangine en faisait à 12 ans avec ses copines pré-ado aussi niaises que geignardes… « Ah oui mais c’est plus lucratif que de tresser des poils de cul » me dit Kevin avant de retourner à son crochet ! Force est de constater que ce genre de résistif complexe simplifie la vie du vapoteur et repose les neurones des modeurs. Pour avoir testé des ato très moyens en termes de saveur lorsqu’agrémenté d’un simple kanthal, il est évident qu’un flapton lui redonne tout son intérêt. Mais le même flapton sur un ato conçu (avec succès) pour les saveurs n’apportera qu’un bénéfice limité, si bénéfice il y a. C’est aussi le propre d’un bon ato, il n’a pas besoin d’artifices pour s’exprimer.

Nous avons là deux explications techniques. Mais néanmoins, soulignons le tout de même, nous n’aurons pas malgré (à cause de ?) la puissance et le coil évolué la qualité de rendu d’un véritable ato saveur.

Il y a une explication factuelle. La saveur c’est un peu subjectif mais c’est aussi objectif. Lorsque l’on compare deux dispositifs de vaporisation avec un même jus, la différence de l’un à l’autre peut être importante. Cette découverte de la saveur sur la sainte trinité dépend avant tout du matériel utilisé auparavant. Je ne vais pas refaire l’histoire de l’évolution du matériel mais il est certain que l’offre conséquente d’ato plug&play conçus pour tourner à 100 watts constitue souvent la dernière évolution avant le passage au reconstructible. Caractérisés par un tirage très aériens, ils orientent nécessairement l’utilisateur vers un ato au tirage similaire. Et puis faut pas deconner non plus, au prix du liquide, le patron super sympa du super shop ne va pas te proposer un RDA à tirage de chatte de grenouille qui consomme à peine plus qu’un kanger T2… Non mais je plaisante, pour le coup, il est de bon conseil, c’est quand il t’a refourgué le TFV8 que tu t’es fait avoir, et puis comme t’en étais content t’as rien vu venir.

Et voilà comment la sainte trinité se retrouve propulsée sur le podium de la saveur. Mais il est bien évident que de passer du TFV12 au reload, tu redécouvres le Heseinberg dans toute sa fraîcheur Canard VC®.

Cela a même conduit certains à ériger le Tsunami en ato merveilleux alors même que la totalité de mes camarades vapoteurs pas spécialement branchés tirage léger me le décrivent comme une sinistre merde.

A l’inverse, et pour les mêmes raisons, celui qui abandonne son Nautilus ne supportera que difficilement la sainte trinité et pourra tout à son aise s’orienter vers des ato au tirage plus restreint. Et probablement plus savoureux.

La quête de la vapeur et celle de la saveurs sont deux choses distinctes que les modeurs tentent de concilier. Avec plus ou moins de réussite. L’essentiel de cette réussite résidant dans la croyance qu’en ont les utilisateurs.

Mais tout espoir n’est pas perdu. Il faut dans cette recherche de la saveur évoquer le hadaly. Cet ato a résolument changé la donne. En effet, les ato saveurs ont généralement ce point commun, d’être peu démocratiques (avec une disponibilité inversement proportionnelle à leur coût d’achat). Or le hadaly a bénéficié d’un grand succès (et d’un bon marketing et d’une bonne dose de clones) et, comme il possède de réelles qualités, s’est imposé comme un référence saveur.

Bien entendu, son tirage restrictif et sa capacité limitée en termes de coils exotiques n’ont pas suffit à détourner les amateurs de saveurs (type concours de cloud) de leur manche à air préférée, mais il a permis l’émergence d’autres atos et évité que l’on ne leur jette d’emblée un regard dédaigneux (pour éviter d’être accusé d’utiliser des mots du dictionnaires, on peut remplacer dédaigneux par condescendant pour faciliter la compréhension du texte).
Ainsi le flave a-t-il gagné ses lettres de noblesse avec un tirage plus ouvert, offrant ainsi un compromis saveur/vapeur intéressant propre à satisfaire le plus grand nombre.

Que conclure de cette réflexion sur le dripper saveur ?

Tout d’abord que le meilleur dripper n’existe pas, c’est affaire de goût. Pire, d’un jus à l’autre, le rendu peut aller de sublime à médiocre. En clair, abondance de bien ne nuit pas (ou si à 30 ans t’as pas 20 dripper, t’as raté ta vie).

Ensuite, il faut savoir d’où on vient pour déterminer où l’on va. Habitué à une vape serrée, on cherche l’équivalent en reconstructible, sinon, c’est la déception assurée. Le conseille est valable pour celui qui recommande un ato à un débutant…

Ne pas oublier que l’ato polyvalent n’existe pas, qui peut le plus, ne peut que le plus. Même si un ato big dual coil conçu pour tourner à 120 watts fonctionnera très bien avec un petit coil à 30 watts air flow réduit au max, il sera nettement moins performant que l’ato mono coil conçu pour une faible puissance.

Enfin, ne pas rejeter un ato après 20 minutes d’utilisation pour cause de mauvais rendu. La puissance et/ou le montage ne sont peut-être pas adaptés.

Je ne pouvais pas conclure sans vous conseiller des atos saveurs.

L’Origen V3, parce que c’est une référence et du high end abordable. Le tirage est assez aérien pour un ato du genre. D’occaze, il se trouve facilement à bon prix.

Le Richelieu, moins accessible financièrement, mais parce que je n’en connais nul autre capable de disséquer un jus. Il est chirurgical.

Le Wasp, pour le prix. Facile à monter, il a un excellent rendu.

Le Flave, pour les amateurs de 24 au tirage plus aerien.

Le Gorge, similaire au Flave mais moins onéreux.

Il en existe beaucoup d’autres, aisément identifiables, chambre réduite et tirage non excessif.

Bonne vape.

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